UNEL

                                                                                                      08.03.18

UNEL Propositiounen Loi 7265: Stagen

Dëst Dokument ass geduecht als guidance text, dat eis Haaptpunkten resuméiert an erkläert déi mer elo kierzlech publizéiert hunn.

Hei nach puer Informatiounen zum Stagengesetz, et gouf am Mäerz 2018 proposéiert vum alen Aarbechts Minister an der ACEL. Leider goufen vill politesch Acteuren net gefrot, wéi zum Beispill Gewerkschaften (zb. OGBL) awer och d’UNEL. Des Gesetzespropose gouf kritiséiert vun diversen Acteuren, wat och géing erklären firwat et och no bal engem Joer nach ëmmer net gestëmmt gouf, et waren och Wahlen an en néien Minister ass elo zoustänneg fir d’Gesetz. Mir als UNEL fannen d’Initiativ gutt fir en legalen Kader ze schafen fir d’Stagen well et elo en vide juridique gëtt. Mee, mir sinn net averstanen mam Gesetz an senger initialer Form well et d’Ausnotzung vun Stagiairen erméiglecht zb als bëlleg Aarbechtskraaft, et erhéicht den Risiko fir Jonker an d’Aarmut ze falen, d'Qualitéit vun Stagen gëtt net garantéiert an et feelt un spezifeschen Detailer fir Schüler*innen an Studéirender. Dofir wëllen mer d’Gesetz nach änneren, hunn néi Proposen an treffen eis mat diversen politeschen Acteuren ënner anerem och mam Minister hunn mer eis den 25.02 getraff.

Les dernières statistiques, issues d’Eurostat, révèlent le fait qu’au Luxembourg, les jeunes de 18 à 24 ans ont un risque élevé de tomber dans la précarité se plaçant ainsi avec 20% de risque à la deuxième place au niveau européen. La moyenne européenne se situe à 11%, et le Luxembourg (20%) a un risque de précarité significativement plus élevé que celui de ses pays voisins (Allemagne 12,6% ; France 10,6% ; Belgique 9,4 %).  

Ce constat est alarmant, mais déjà prédit par l’UNEL depuis longtemps. Dans un rapport datant de 2015, le Jugendbericht évoquent le fait que les transitions deviennent de plus en plus difficiles pour la jeunesse, et les mesures de soutien devraient être plus soumises à un examen critique. Il est grand temps d’agir, et cela commence par la loi sur les stages. L’UNEL se bat depuis des années pour une législation plus juste, afin de diminuer le risque de précarité chez les jeunes du Luxembourg. Il est donc pour l’UNEL absolument nécessaire que tous les stages, obligatoires ou facultatifs, soient rémunérés, afin de réduire le risque de précarité et également d’établir une indépendance par rapport à sa famille. En effet, dans le Pacte Jeunesse de 2017-2020, il est mentionné que la transition privée passe en partie par le fait de quitter le domicile familial. Ces mesures proposées correspondraient à la fois avec le Quality Framework for Traineeships de l’UE et avec les principes de la Garantie Jeunesse. Ces chiffres pointent également du doigt la nécessité de retravailler la Garantie Jeunesse au Luxembourg, pour ne pas assurer qu’un emploi aux jeunes, mais également une rémunération juste.

C’est pourquoi l’UNEL revendique, dans le but de diminuer le risque de précarité chez les jeunes :

  • une rémunération plus juste, aussi bien pour un emploi que pour les stages ;
  • un accès au logement, à la fois pour les étudiants mais aussi pour les jeunes qui entrent dans la vie active ;
  • l’élaboration de mesures pour les jeunes, comme par exemple la révision de textes comme la Garantie Jeunesse.

 Notre jeunesse est notre futur. Il est grand temps que le monde politique se réveille.

Depuis l’élection du nouveau Groupe de Coordination en décembre 2018, l’UNEL a retravaillé ses revendications quant à la loi sur les stages, devenu le dossier prioritaire de l’année 2019. Ce travail a notamment englobé de nombreuses entrevues avec les différents acteurs de ce projet de loi, comme par exemple Monsieur le Ministre Dan Kersch, qui a reçu une délégation de l’UNEL le 25 février 2019. Les revendications de bases de l’UNEL n’ont pas changé : elles demandent toujours une rémunération plus juste et la prise en considération de la durée du stage dans le calcul de la période d’essai dans le cas d’une embauche. Néanmoins, plusieurs choses ont changé.

L’UNEL :

  • A clarifié le rôle du tuteur et demande l’accès à une formation de tuteur : cette proposition permettrait aussi un mécanisme de feedback lors des stages, notamment grâce à des bilans réguliers 
  • demande une rémunération graduelle suivant le diplôme de l’étudiant.e (bachelier ou master) de façon à ce qu’à partir du bachelier, la rémunération soit calculée par rapport au salaire minimum qualifié 
  • demande la réintroduction de la possibilité d’un stage entre le bachelier et le master, servant avant tout d’orientation, et dont la durée maximale serait limitée à six mois 
  • propose la possibilité d’effectuer un stage à temps partiel, ce qui en plus de notre revendication d’aide financière pour les petites ou moyennes entreprises (PME), permettrait aux PME d’accueillir des stagiaires, et ce qui en plus allouerait une plus grande flexibilité aux stagiaires 
  • propose une cotisation à la caisse de pension, où les parts patronales seraient prises en charge par l’État 
  • exige d’éviter toutes les formes d’abus, afin de protéger les stagiaires, en rendant les conventions de stages obligatoires, et par d’autres mesures 

Comme l’UNEL l’avait déjà expliqué dans son communiqué de presse au sujet de la précarité chez les jeunes au Luxembourg, les stages rémunérés et de qualité sont une étape importante pour réduire ce risque déjà pesant sur les jeunes du Luxembourg. "Notre jeunesse est notre avenir, et il est grand temps que la politique luxembourgeoise se réveille. Il est impératif d’écouter et d’investir dans la jeunesse au Luxembourg. Même si la législation des stages est une première et importante étape, elle ne fait qu’ouvrir la voie à beaucoup d’autres mesures, qui deviennent absolument nécessaires au Luxembourg." souligne Vicky Reichling, la porte-parole de l'UNEL.

Le 28 et le 29 décembre, les membres de l'Union Nationale des Étudiant.e.s (UNEL) se sont rassemblé.e.s au Chalet Les Lions Bleus à Bonnevoie pour leur congrès annuel. Après une année mouvementée, avec entre autres le grand débat sur les stages, il était temps de faire le point et de planifier l'année à venir.
Comme l'explique Kelly Kosel, la porte-parole sortante, « Il nous tenait surtout à coeur de consacrer 2019 à des projets concrets. Nous avons donc choisi de nous organiser non pas selon différents groupes de travail mais selon les projets à mener ». Il y aura donc un groupe "international" qui s'occupera de la représentation au niveau international, comme par exemple à l'ESU (European Students’ Union) ou à l'OBESSU (Organising Bureau of European School Student Unions), mais aussi un groupe qui se concentrera sur le dossier des stages, car celle-ci n'est pas encore résolue. Le groupe consacré au dossier du logement sera repris et un groupe travaillant sur le dossier "Vie et Société" sera créé.


Lors de ce congrès, les membres ont élu un nouveau Groupe de Coordination, composé cette année de Vicky Reichling (porte-parole), Sophie Née (secrétaire) et Estelle Née (trésorière). "Le fait que le Groupe de Coordination soit plus petit cette année fait souffler un vent nouveau à l'UNEL. Nous souhaitons surtout améliorer notre communication interne aussi bien qu'externe", explique Estelle Née, la trésorière. "Exactement, nous souhaitons également faire de 2019 l'année de la coopération avec les différents acteurs au Luxembourg et nous nous réjouissons de toutes nos collaborations futures.", souligne Vicky Reichling, la nouvelle porte-parole de l'UNEL.

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