UNEL

Depuis l’élection du nouveau Groupe de Coordination en décembre 2018, l’UNEL a retravaillé ses revendications quant à la loi sur les stages, devenu le dossier prioritaire de l’année 2019. Ce travail a notamment englobé de nombreuses entrevues avec les différents acteurs de ce projet de loi, comme par exemple Monsieur le Ministre Dan Kersch, qui a reçu une délégation de l’UNEL le 25 février 2019. Les revendications de bases de l’UNEL n’ont pas changé : elles demandent toujours une rémunération plus juste et la prise en considération de la durée du stage dans le calcul de la période d’essai dans le cas d’une embauche. Néanmoins, plusieurs choses ont changé.

L’UNEL :

  • A clarifié le rôle du tuteur et demande l’accès à une formation de tuteur : cette proposition permettrait aussi un mécanisme de feedback lors des stages, notamment grâce à des bilans réguliers 
  • demande une rémunération graduelle suivant le diplôme de l’étudiant.e (bachelier ou master) de façon à ce qu’à partir du bachelier, la rémunération soit calculée par rapport au salaire minimum qualifié 
  • demande la réintroduction de la possibilité d’un stage entre le bachelier et le master, servant avant tout d’orientation, et dont la durée maximale serait limitée à six mois 
  • propose la possibilité d’effectuer un stage à temps partiel, ce qui en plus de notre revendication d’aide financière pour les petites ou moyennes entreprises (PME), permettrait aux PME d’accueillir des stagiaires, et ce qui en plus allouerait une plus grande flexibilité aux stagiaires 
  • propose une cotisation à la caisse de pension, où les parts patronales seraient prises en charge par l’État 
  • exige d’éviter toutes les formes d’abus, afin de protéger les stagiaires, en rendant les conventions de stages obligatoires, et par d’autres mesures 

Comme l’UNEL l’avait déjà expliqué dans son communiqué de presse au sujet de la précarité chez les jeunes au Luxembourg, les stages rémunérés et de qualité sont une étape importante pour réduire ce risque déjà pesant sur les jeunes du Luxembourg. "Notre jeunesse est notre avenir, et il est grand temps que la politique luxembourgeoise se réveille. Il est impératif d’écouter et d’investir dans la jeunesse au Luxembourg. Même si la législation des stages est une première et importante étape, elle ne fait qu’ouvrir la voie à beaucoup d’autres mesures, qui deviennent absolument nécessaires au Luxembourg." souligne Vicky Reichling, la porte-parole de l'UNEL.

Le 28 et le 29 décembre, les membres de l'Union Nationale des Étudiant.e.s (UNEL) se sont rassemblé.e.s au Chalet Les Lions Bleus à Bonnevoie pour leur congrès annuel. Après une année mouvementée, avec entre autres le grand débat sur les stages, il était temps de faire le point et de planifier l'année à venir.
Comme l'explique Kelly Kosel, la porte-parole sortante, « Il nous tenait surtout à coeur de consacrer 2019 à des projets concrets. Nous avons donc choisi de nous organiser non pas selon différents groupes de travail mais selon les projets à mener ». Il y aura donc un groupe "international" qui s'occupera de la représentation au niveau international, comme par exemple à l'ESU (European Students’ Union) ou à l'OBESSU (Organising Bureau of European School Student Unions), mais aussi un groupe qui se concentrera sur le dossier des stages, car celle-ci n'est pas encore résolue. Le groupe consacré au dossier du logement sera repris et un groupe travaillant sur le dossier "Vie et Société" sera créé.


Lors de ce congrès, les membres ont élu un nouveau Groupe de Coordination, composé cette année de Vicky Reichling (porte-parole), Sophie Née (secrétaire) et Estelle Née (trésorière). "Le fait que le Groupe de Coordination soit plus petit cette année fait souffler un vent nouveau à l'UNEL. Nous souhaitons surtout améliorer notre communication interne aussi bien qu'externe", explique Estelle Née, la trésorière. "Exactement, nous souhaitons également faire de 2019 l'année de la coopération avec les différents acteurs au Luxembourg et nous nous réjouissons de toutes nos collaborations futures.", souligne Vicky Reichling, la nouvelle porte-parole de l'UNEL.

Les dernières statistiques, issues d’Eurostat, révèlent le fait qu’au Luxembourg, les jeunes de 18 à 24 ans ont un risque élevé de tomber dans la précarité se plaçant ainsi avec 20% de risque à la deuxième place au niveau européen. La moyenne européenne se situe à 11%, et le Luxembourg (20%) a un risque de précarité significativement plus élevé que celui de ses pays voisins (Allemagne 12,6% ; France 10,6% ; Belgique 9,4 %).  

Ce constat est alarmant, mais déjà prédit par l’UNEL depuis longtemps. Dans un rapport datant de 2015, le Jugendbericht évoquent le fait que les transitions deviennent de plus en plus difficiles pour la jeunesse, et les mesures de soutien devraient être plus soumises à un examen critique. Il est grand temps d’agir, et cela commence par la loi sur les stages. L’UNEL se bat depuis des années pour une législation plus juste, afin de diminuer le risque de précarité chez les jeunes du Luxembourg. Il est donc pour l’UNEL absolument nécessaire que tous les stages, obligatoires ou facultatifs, soient rémunérés, afin de réduire le risque de précarité et également d’établir une indépendance par rapport à sa famille. En effet, dans le Pacte Jeunesse de 2017-2020, il est mentionné que la transition privée passe en partie par le fait de quitter le domicile familial. Ces mesures proposées correspondraient à la fois avec le Quality Framework for Traineeships de l’UE et avec les principes de la Garantie Jeunesse. Ces chiffres pointent également du doigt la nécessité de retravailler la Garantie Jeunesse au Luxembourg, pour ne pas assurer qu’un emploi aux jeunes, mais également une rémunération juste.

C’est pourquoi l’UNEL revendique, dans le but de diminuer le risque de précarité chez les jeunes :

  • une rémunération plus juste, aussi bien pour un emploi que pour les stages ;
  • un accès au logement, à la fois pour les étudiants mais aussi pour les jeunes qui entrent dans la vie active ;
  • l’élaboration de mesures pour les jeunes, comme par exemple la révision de textes comme la Garantie Jeunesse.

 Notre jeunesse est notre futur. Il est grand temps que le monde politique se réveille.

Keng Aarbecht ouni Bezuelung!

Fir eng besser Bezuelung vun Stagiair*innen!

Dei aktuell Regierung huet hiert Mandat mat Aschrenkungen fir dei Jonk ugetrueden an wärt mat enger weiderer ophaalen. 

Sait 2007 gesinn mer eng alarmeirend Entwecklung, an där et schéngt wéi wann d'Aarbeschtsministeren parteiiwwergraifend keen Problem domadder hunn, prekär Aarbechtsverhältnisser fir Jonker ze légaliseieren. Deemols gouff geint den Gesetzestext 5611 gestreikt, deen als Konsequenz schlecht bezuelten Volontariaten wei och d’Contrat d'insertion à l'emploi hat. Mat den Kierzungen vum Cedies gouff dunn 2014 den Budget vun den Studeierenden weider verrengert. D'Jugendgarantie, eng eigentlech begréissenswert Mesure, gëtt genotzt fir d'Statistik vun der Jugendaarbechtslosegkeet ze verschéineren, andems dei Jonk an ënnerbezuelt Mesuren gestach ginn. D’Stagegesetz ass lo den nächsten Schrëtt.Dobai hat dës Koalitioun dach genau den Contraire versprach, an zwar eng jonk an progressiv Politik. D'UNEL huet Schwieregkeeten zegesinn, wei d'Kierzen vun den Boursen souwi d'gesetzlech festhaalen vun onbezuehlten oder schlecht bezuelten Stageplatzen als progressiv oder als jonk Politik kennen bezeechnet ginn.

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